Thérapie enfant-adolescent

Comment se passe la consultation ?

Généralement, les parents sont reçus en premier et exposent ce qui leur pose question ou difficulté par rapport à leur enfants. Lorsque les parents sont séparés, contact est pris avec l'autre parent. Il s'agit pour le psychologue de tenter de comprendre la difficulté actuelle de l'enfant et d'en retracer l'histoire (début du trouble, évolution, impact sur l'entourage) sans porter de jugement sur les parents ou l'enfant (citation DOLTO).

Cette recherche de compréhension signifie que parents et psychologue (et l'enfant lorsqu'il est présent) sont d'égal à égal : il s'agit de comprendre ce que l'enfant tente de signifier et que lui-même ignore.

À partir de ce premier entretien, une orientation vers d'autres spécialistes (orthophoniste, psychomotricien, psychiatre) peut être faite.

 

L'enfant est ensuite reçu seul. Il a à sa disposition du matériel (papier, crayons, feutres, pâte à modeler, quelques jouets) avec lequel il peut, s'il le souhaite, exprimer ce qu'il a à dire. Ce qu'il dit, en modelage, dessins ou jeux, est entendu par le psychologue comme autant d'éléments imaginaires ou fantasmés.

Des tests intellectuels ou projectifs peuvent être proposés en fonction de la demande des parents et de l'enfant.

À l'issue de la consultation, un compte-rendu est fait aux parents et à l'enfantt et, s'il y a lieu, une proposition d'aide est faite. 

Chez l'enfant, tout changement brusque doit alerter : retrait, désintérêt vis-à-vis du groupe de copains ou au contraire surinvestissement au détriment de tout le reste, baisse importante des résultats scolaires, intérêt subit pour des thèmes morbides, perte d'appétit ou boulimie, sont des motifs valables d'une demande de consultation psychologique. L'apparition (ou le renforcement) de vols, des fugues, l'entrée dans des conduites addictives (alcoolisation les week-ends, utilisation de psychotropes) sont également d'autres signes d'alarme.

La Thérapie pour adolescent

De la crise d'ado aux troubles du comportement alimentaire en passant par la sexualité, il est parfois nécessaire d'accompagner le jeune à traverser cette période souvent pleine de vitalité mais aussi de risques, dans sa croissance et son autonomie.

Ce passage est délicat entre le monde de l'enfance et le monde de l'adulte.

Pour "bien" grandir, l'adolescent doit se séparer de ses parents. Une lutte inconsciente et parfois violente vit en lui entre la loyauté à ses parents (l'enfance) et le besoin naturel de construire ses propres lois, sa propre organisation du monde pour aller vers sa vie adulte.

L'adolescence n'est pas une maladie ! En revanche, ce qui distingue les adolescents d'aujourd'hui, ce sont leurs comportements à risques (sexuels, alcool avec le bingue-drinking, drogues, vitesse) mais aussi plus occasionnellement scarification du corps, etc.

Dans certains cas, ces consommations reflètent une véritable souffrance et on se "soigne" comme ça. Mais, il y a aussi chez les adolescents des comportements à risques, qui sont des "pour faire comme les autres", pour appartenir à un groupe.

Comment distinguer ce qui fait partie d'un comportement lié à la  "crise" d'adolescence à un comportement plus inquiétant comme la dépression ?

Un jeune qui n'a d'intérêt pour rien, qui n'a plus de lien social, qui reste enfermé dans sa chambre toute la journée, qui fume du cannabis à longueur de temps, qui ne va plus à l'école etc... est un jeune en souffrance. Plusieurs méthodes d'accompagnement existent.

Des services spécialisés dans les hôpitaux pour les cas graves de type : anorexie, tentative de suicide, dépression grave jusqu'à l'accompagnement thérapeutique en cabinet privé pour aider le jeune à extérioriser sa souffrance, ses questions, sa solitude.

Pour ma part, je propose parfois quand les parents me contactent de recevoir le jeune avec sa famille. Car la souffrance du jeune est la souffrance de tous, chacun à sa manière portant le déséquilibre qui s'est instauré dans le système familial au travers de cette crise.

Les séances peuvent alterner en fonction du choix de la famille entre séance individuelle et séance familiale. La présence de chacun (parents, frères, soeurs et le jeune en souffrance) peut parfois permettre à la famille de partager, de se dire et de s'entendre autrement. Le choix reste en dernier aux parents et/ou à l'adolescent qui vient consulter.

Tarif de la thérapie pré-adolescent - adolescent : 50€ la séance.